Comme vous le savez peut être, je coach les U17 de l’US VALBONNE. Je vais donc vous parler de ma méthodologie et philosophie que j’ai mis en place.

Tout d’abord laissez-vous dire quels sont mes mentors. Pour ce qui est de la méthodologie d’entraînement plusieurs noms ressortent : José Mourinho, Louis Van Gaal. Concernant mes principes de jeu je revendique la filière hollandaise avec Rinus Michels (créateur du « Football Total »), Franck Rijkaard et surtout Johan Cruyff.

Après des années de recherches au travers de livres (ce qui m’a permis de perfectionner mon anglais et mon espagnol, d’apprendre le hollandais…) et vidéos ou encore grâce au web, j’ai fait un mixte de tous mes mentors pour un ressortir ma « Bible du coaching ». Cette bible expose ma philosophie d’entraînement et mes principes de jeu et de management.

Alors voilà dans cette première partie d’une longue série d’articles dédiés à une certaine méthodologie je vais vous exposer la pédagogie utilisée lors de mes séances d’entraînements : la Périodisation Tactique.

Qu’est-ce la Périodisation Tactique ? C’est un système d’entraînement complexe visant à développer le modèle de jeu lors de chaque entraînement tout en intégrant les facteurs présents lors d’un match de football, à savoir le physique, la tactique, la technique et les émotions (le mental).

Quelle est l’origine de cette méthode ?

La Périodisation Tactique est apparue dans les années 90 au Portugal. Elle est l’oeuvre de Victor Frade. Ce dernier est un professeur d’université et directeur de la formation au FC Porto. Il a notamment formé à l’université un certain José Mourinho. Puis en 2003 il a été adjoint et conseiller de Mourinho au FC Porto.

Vous vous êtes certainement demandé un jour comment Mourinho avait autant de succès ? Comment ses équipes étaient autant au point ? Comment ses équipes étaient si fortes tactiquement et mentalement ? Et bien, tout simplement grâce à la Périodisation Tactique.

Présentation globale de la Périodisation tactique.

Le point de départ dans cette méthodologie est de choisir un Modèle de jeu et d’en définir des principes de jeu puis des sous-principes de jeu.

Par exemple, en début de saison, le coach fait un état des lieux de son effectif. Il décide de jouer en 4-4-2.

Il s’aperçoit qu’il possède des attaquants rapides qui brillent plus par leurs vitesses que par leurs gestes techniques.

Dès lors :

Modèle de jeu = 4-4-2 à plat

Principes de jeu= Défense en zone avec un bloc bas pour aspirer l’adversaire et un jeu basé sur des contre-attaques rapides au sol ou direct.

Sous-principes de jeu = Défensivement : 2 lignes de quatre très proche, aspirer l’adversaire avec un bloc bas et resserrer dans l’axe et pressing quand le ballon se trouve dans une zone latérale, repli rapide à la perte du ballon. Offensivement : chercher les attaquants dans la course, transition défense-attaque rapide (moins de 4 passes avant d’arriver au but adverse), jouer dans le dos des défenseurs adverses.

Voilà à partir de là toutes les séances d’entraînements et tous les exercices auront pour objectif de travailler le modèle de jeu et ses principes préalablement défini. Et selon le jour d’entraînement que l’on appellera micro-cycle, on travaillera l’aspect physique (récupération, aérobie, vitesse) et l’aspect mental), bien entendu intégré au travail tactique.

Attention ce n’est pas la méthode dite « intégrale ». En effet, cette dernière vise avant tout à développer le potentiel physique associé à des exercices techniques individuels ou à base de jeux réduits. En général, on l’utilise pour rendre plus agréable le travail physique des joueurs.

Or, la périodisation tactique vise avant tout à développer la tactique, à améliorer le système de jeu.

Ainsi le physique et l’aspect mental  seront travaillés au travers des exercices tactiques. Comment ? Tout simplement en « jouant » avec les dimensions du terrain, du nombre de joueurs, de la durée des séquences de travail, le nombre de séries, la durée des temps de récupération.

Concrètement un même exercice tactique n’aura pas le même effet sur le physique et sur le mental des joueurs si il est effectué le lundi ou le mercredi.

Ce qui étonnant, c’est le travail de pré-saison. Là où les autres équipes enchaînent les tours de terrain, les sauts de haies, le travail de musculation, celle de José Mourinho travaille dès le premier avec le ballon, des exercices tactiques. Ses joueurs ne courent pas et n’effectuent pas d’exercices sans ballon. Même en période de préparation José Mourinho applique sa méthode et travail la tactique dès le premier jour.

Personnellement, je l’ai découvert il y a trois ans. Après de multiples recherches et une phase de compréhension, je l’applique entièrement cette saison. Résultat ? Premier du classement avec mon équipe alors que l’on devait se maintenir dans la première partie du tableau. Deuxième meilleur attaque et meilleur défense.

Avec cette méthode vous allez donné une intelligence tactique à votre équipe !

Voilà pour la présentation de cette méthode. D’autres articles sont à suivre pour une présentation en détail avec des exercices et séances d’entraînement qui serviront d’exemple. N’hésitez pas à me contacter pour plus d’informations.

Au plaisir messieurs les coachs !

Dylan

 

L’analyse d’un match de football est très importante pour un entraîneur. Cette dernière va permettre au coach:

- Si le plan de jeu mis en place se déroule bien, si les joueurs respectent bien les consignent. Dès lors, des réajustements sont à faire.

- Effectuer un bilan technique  d’un point de vue collectif et individuel.

- Effectuer un bilan physique d’un point de vue collectif et individuel.

- Effectuer un bilan mental d’un point de vue collectif et individuel.

Quelle est l’apport d’une telle analyse ? Elle est tout simplement ENORME. Ainsi, l’entraîneur en posant les bonnes questions lors du match va pouvoir penser ses séances d’entraînement, créer ses propres exercices. Il ne va plus simplement « recopier » des exercices tirés de livres mais va « penser », « réfléchir » sur le jeu de son équipe et sur le développement de ses joueurs. Il sera proactif en recréant des situations de matchs et de ce fait donnera une intelligence tactique à ses joueurs supérieurs à ses adversaires. Et les joueurs progresseront de manière fulgurante dans les domaines tactiques, physiques, techniques et mental.

Le coaching c’est aussi prendre le temps de l’analyse lors des matchs puisque c’est la concrétisation du travail de la semaine. Je dirais même plus que c’est l’aspect le plus important que tout coach doit maîtriser.

Voici une méthode tout simple mais terriblement effcicace. Je l’ai découvert lors d’un séminaire aux Etats-Unis sur la Méthode d’entraînement et d’enseignement aux Pays-Bas, pays roi du « Football Total » (et ou ils nous ont fait rêvé… :-)

La base de l’analyse : Définir les situations qui nous posent des problèmes dans le match. Comment? En se posant les questions suivantes:

* Qu’est-ce qui ne va pas ?  Qu’est-ce qui est fait différent du plan de jeu initial ? Qu’est-ce que l’équipe fait de bien ou de pas bien ? Qu’est-ce les adversaires font de bien et de pas bien ?

* Où le problème se passe-t-il ? Dans quelle partie du terrain le problème a-t-il lieu ? (Propre camp ou camp adverse…)

* Quelles sont les positions concernées ? Quels sont les joueurs concernés ?

* Quand le problème se passe-t-il ? C’est-à-dire à quel moment: phase de possession, phase défensive, lors de la transition défense-attaque ou attaque-défense, corners, coup-francs, etc.

* Est-ce que les problèmes sont-ils de l’ordre technique, tactique, physique, mental ou bien est-ce une question d’attitude ?

En observant l’équipe il est évident que beaucoup de choses se passent mal. Tellement de sorte qu’il soit difficile de savoir où commencer. La première étape est d’éliminer un grand nombre de problèmes. Choisissez un des trois moments principaux, de votre propre équipe en possession, des adversaires en possession ou d’un changement de possession gagnant ou perte de balle. Les deux premiers sont les plus importants. En se concentrant sur un des moments un nombre limité de paramètres sont isolés et plus facile à éclaircir et donc à analyser. Les tâches et les fonctions de chaque joueur sont claires. Ceci apporte une structure à l’observation des entraîneurs. Demandez-vous, « est le plus grand problème dans l’attaque ou la défense ? » Considérez alors ce que vous voyez avec ce que vous compteriez ou voudriez voir. Ceci compare « le vrai à l’idéal. » La différence entre ce que vous voyez et le plan de jeu initial est ce qui sera à corriger.

En fixant un problème de manière  individuel  ou avec  un petit groupe résout souvent les problèmes du football dans l’équipe. Avec une analyse correcte et spécifique une image utile peut être faite du problème. Ceci peut aider à éviter les solutions vagues et généralisées. « Écarter, » « nous avons besoin de plus de patience » ou « nous devons passer plus » n’est pas très utile, elles sont  des clichés. Elles n’abordent aucun problème réel parce qu’elles ne s’appliquent pas spécifiquement à n’importe quoi ou à n’importe qui. Cela peut-être  seulement le joueur du milieu de terrain gauche qui  doit pour rester au loin. Ce pourrait être juste les meilleurs joueurs qui ne font pas leurs tâches défensives. L’équipe entière peut ne pas devoir passer plus, juste le milieu défensif devant la défense. C’est spécifique quant à qui, ce qui, où, quand et pourquoi la plupart de façon efficace d’enseigner des enfants. Elle donne le problème à celui qui le possède.

L’entraîneur crée une image hors de son analyse. Dans l’image il y a les joueurs qui possèdent le problème à l’heure actuelle et il les place où le problème se produit. Avec cette image les enfants peuvent voir ce qui va mal et pourquoi. La propriété est établie et des modifications peuvent être apportées.

 

Bonjour,

Aujourd’hui je vais vous parler d’une méthode d’enseignement de François Keiffer. François est un entraineur de jeunes qui a passé ses diplômes au sein de la fédération mais surtout qui a fait des recherches sur l’enseignement en général.

Ce qui a poussé François dans ses recherches est le souci permanent d’enseigner le football de manière à responsabiliser le joueur et l’équipe, de laisser une liberté d’initiative à l’expression individuelle. Mais surtout la recherche permanente du plaisir dans le jeu allié à la performance des résultats. En découle alors, sa méthode dont il en a fait un ouvrage : Méthode Plaisir et Performance, la MPP.

Qu’est-ce la MPP ? Le joueur aura toute liberté d’initiative dan son jeu, il devra réfléchir sur son jeu et le jeu de l’équipe. Du point de vue de l’entraîneur, ce dernier ne parlera pas beaucoup si ce n’est pour poser des questions afin que les joueurs trouvent eux même la solution au problème qui se pose. Cette méthodologie est valable aux entrainements, dans les matchs et même en dehors du terrain lorsqu’il s’agit de définir des règles sur le comportement dans le vestiaire.

Opposition à la méthode « G.P.S. »

La MPP s’oppose radicalement à la méthode GPS. Cette dernière est celle que l’on nous enseigne lors des stages de la Fédération Française de Football. Nous y trouvons des exercices analytiques, des directions, des consignes, des ordres criés par le coach. La majeure partie du travail se fait sans adversaire.

Or, le propre de la MPP, c’est justement de travailler que par je jeu. Aucun exercice lors d’une séance  d’entraînement ne s’exécutera sans adversaire, sans la notion de l’espace-temps.

Avec la méthode analytique, nous apprenons par exemple l’apprentissage de la passe par des exercices à deux ou trois joueurs, sans adversaires, figés à des plots. Mais dans un match, est-ce le joueur se retrouvera dans la même situation, sans adversaire à moins de deux mètres ? NON. Sans coéquipier à côté de lui ? NON. Avec un espace illimité pour faire trois touches de balle pour bien contrôler son ballon et passer son ballon ? Bien sûr que NON.

C’est là tout l‘intérêt de la MPP. Le joueur se retrouvera toujours en situation de match. En effet, l’entraînement se fera sous forme de jeu avec des adversaires, des espaces plus ou moins limités. Et surtout le joueur se retrouvera la plupart du temps au poste auquel il joue le weekend en match. Et se posera beaucoup de questions, qu’il en trouvera lui-même la solution. L’apprentissage se fera très vite et les joueurs en sortiront grandis.

Reprenons  notre exemple sur la passe : le joueur dans le jeu, pour faire sa passe devra prendre en compte la position de ses partenaires (mes coéquipiers sont-ils libres ? Dans l’espace ou dans les pieds ?), la pression mis par l’adversaire direct (est-il au marquage ou suis-je seul ? Ai-je le temps de m’appliquer ou en une touche ?)

Bref, le joueur devra prendre en compte beaucoup de paramètres. En fait tous les éléments existant dans un match de football.  L’équipe s’entraînera alors comme elle joue réellement en match.

Concrètement que vaut cette méthode ?

Pour l’avoir utilisée avec mes joueurs deux saisons, je peux dire que l’on obtient des résultats sans s’embêter les joueurs de matchs. Les parents sont contents de voir du beau jeu et d’être bien classé. Surtout, de voir leurs joueurs devenir des « intellectuels » du football en réfléchissant de manière posé sur chaque problème rencontré.

Le rôle de l’entraîneur.

Ce dernier n’est plus perçu comme un dictateur mais comme un guide. Il dialogue avec ses joueurs, les aide à trouver eux-mêmes la solution. Il ne crie plus. Il est calme et réfléchit.

Le coach n’interviendra pas toutes les deux minutes. Il laissera se dérouler l’action ou l’exercice. Son intervention se limitera sous une forme interrogative qui  amènera le jouera à trouver seul la solution. Cette interactivité proposée par le « guide » (le coach) est basé par un jeu de questions/réponses a le mérite de stimulé l’intellect.

Dans son livre, François Keiffer nous livre les six règles du jeu du guide :

  1. Laisser venir librement les idées : « surtout parle sans réfléchir » nous dit le professeur Osborn (…) « tu trieras après… »
  2. Ne critiquez jamais les propositions : au risque de fermer définitivement la porte à l’imagination du joueur.
  3. Visez la quantité des réponses : il y en aura obligatoirement une dans le lot que l’on retiendra.
  4. Orientez la réflexion : vers l’objectif que vous vous êtes fixé
  5. Notez toutes les informations : afin de les réutiliser lors du match officiel
  6. Prouver, tester, contrôler : afin de prouver l’efficacité de vos propositions utilisez quelques statistiques.

Exemple avec un exercice.

Pour rester dans le concret voici un exercice avec un objectif tactique bien précis et le déroulement complète de la méthode.

Thème : Recherche du jeu par les côtés

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Equipe Rouge : Attaque de gauche à droite

Equipe Bleu : Attaque de droite à gauche

Règle du jeu :

L’équipe rouge, pour marquer un point doit arrêter le ballon avec le pied derrière la ligne médiane (su toute la largeur). L’équipe bleu doit faire la même chose derrière la ligne de but. Avant cela, et afin de se donner le droit d’aller marquer, il est obligatoire pour l’équipe qui attaque de voire deux de ses joueurs (choisis aux hasards), les plus excentrés, participer à l’attaque en faisant une passe à ses partenaires. Ce n’est qu’à partir de cette phase de jeu (et uniquement), que l’équipe qui attaque peut aller marquer. Si le ballon est perdu par l’équipe qui attaque dans cette phase de jeu des passes obligatoires par les deux joueurs excentrés, repartir de zéro.

Variantes :

-       Les deux joueurs excentrés qui doivent impérativement toucher le ballon (faire une passe) avant de donner le droit à leur équipe d’aller marquer derrière la ligne, sont changés à volonté pendant le jeu par  l’enrtaîneur.

-        Les deux joueurs excentrés doivent faire une passe à leur partenaire en étant impérativement positionnés dans le camp défensif (leur camp).

-       Les deux joueurs excentrés doivent faire une passe à leur partenaire en étant impérativement positionnés dans le camp offensif (camp adverse).

-       Les deux joueurs excentrés n’ont pas le droit de rendre le ballon à leur passeur direct (recherche du jeu à trois).

-       Etc…

Objectif tactique :

Rechercher entre autre la mobilité, la préparation aux attaques (conservation), les bons déplacements sans ballon pour les deux joueurs qui se trouvent excentrés. Car tant qu’on ne les a pas trouvé, on ne peut aller marquer. Rendre et à nouveau redemander le ballon sera également recherché pour les deux joueurs excentrés.

METHODOLOGIE PEDAGOGIQUE

VOUS : (l’entraîneur)

1. METTEZ EN ACTION LE JOUEUR DE MANIERE RAPIDE

Mettez en place de manière classique et rapide (1 minute d’explication) l’exercice, avec l’énoncé du thème de la séance (le thème étant la recherche du jeu par les côtés).

Exemple :

« Avant de se donner le droit d’aller marquer en arrêtant le ballon derrière la ligne, vous devez obligatoirement pour l’équipe qui attaque, rechercher vos deux joueurs excentrés l’un après l’autre. Tant qu’ils n’ont pas touchés le ballon chacun à leur tour, vous ne pouvez pas aller marquer derrière la ligne ».

Ne rentrez pas plus dans les détails. Si le joueur vous pose des questions, vous y répondrez plus tard.

LE JOUEUR :

En action, il essaye de respecter le thème de la séance.

VOUS :

2. OBSERVEZ :

Pour une bonne observation, placez vous de façon à voir tout l’exercice (prenez du recul). Même si vous observez de grosses erreurs durant le thème, n’arrêtez pas, ne corrigez pas, ne démontrez pas, n’expliquez pas. Laisser faire. La phase d’observation dura au moins 10 minutes.

3. COMPRENEZ :

Concentrez-vous bien sur le sujet. Prenez des notes sur ce que vous observez. Posez-vous des sur ce vous observez.

Exemple :

« Comment se déplacent les deux joueurs excentrés ? »

« Pourquoi on arrive pas à trouver les deux joueurs excentrés dans le jeu ? »

«  Comment se comporte le joueur qui porte le ballon ? »

«  Comment se déplace les deux blocs équipes ? »

(Autant de questions que vous pouvez utiliser lors de la phase suivante).

4. AGISSEZ :

C’est le temps des questions. Après une observation du thème,  et une compréhension des difficultés rencontrées par les joueurs, vous allez essayer de régler les problèmes en posant des questions (soyez à l’écoutes des réponses). Elles seront courtes, précises, claires. Si les réponses n’arrivent pas comme vous le souhaitez, reformulez les. Pensez que vous devenez un guide, et non plus un « directif ». Servez-vous de quelques réponses apportées pour avancer. Tout ne réglera peut être pas sur cette séance. Soyez patient.

LE JOUEUR :

Il répond aux questions posées par l’entraîneur (situation / problèmes : réflexion / solutions).

Par habitude, il risque d’anticiper votre question, en posant lui-même les problèmes (c’est gagné).

VOUS :

5. REMETTEZ EN ACTION :

Il est important de remettre au plus vite le joueur en action. Observez et comprenez à nouveau (phase 2 et 3), en fonction des réponses apportées par les joueurs. Puis agissez (phase 4). Répétez ces phases quatre à cinq fois par thème.

6. PROGRESSEZ AVEC LE JOUEUR :

En cas de compréhension rapide du joueur, définissez de nouveaux objectifs.

LE JOUEUR :

Il se remet en action avec l’objectif de répondre sur le terrain aux problèmes posés. L’apprentissage commence alors.

REPETEZ L’OPERATION JUSQU’A UNE COMPREHENSION DU THEME.

Je vous conseille vraiment ce livre. Pour ma par j’ai pu noter des progrès au bout de trois entraînements. Le plus surprenant, c’est qu’au bout de quelques mois, les joueurs se coachent mutuellement lors du match.


 

Bonjour,

Voici un exercice de Gérard Houiller du temps de son passage à l’olympique Lyonnais. Les joueurs Lyonnais le pratiquaient beaucoup.

Pour Gérard Houiller, les exercices de conservation du ballon de type passe à dix ou faire circuler le ballon d’une zone à l’autre dans un carré ne l’intéresse pas.

Ce qui l’intéresse c’est la conservation du ballon et surtout sa progression à partir de ses bases pour arriver dans la surface adverse. Le point important est le rythme. En effet, le ballon doit vite circuler pour ne pas laisser de temps à l’adversaire de se replacer mais également ne pas tomber dans la possession « stérile » du ballon. Il doit aller de l’avant. donc, le crédo de Gérard Houiller est le suivant : conservation du ballon rapide et vers l’avant.

Voici l’exercice :

Description :

2 équipes de 8 à 10 joueurs s’affrontent sur un terrain entier. Chaque équipe à une consigne spécifique.

4 zones de 20m chacune.

Consigne pour l’équipe ROUGE

Dans la zone A, l’équipe  n’a le droit qu’à 4 passes maximum.

Dans la zone B, l’équipe  n’a le droit qu’à 3 passes maximum.

Dans la zone C, l’équipe n’a le droit qu’à 2 passes maximum.

Dans la zone D, l’équipe n’a le droit qu’à 1 passe maximum.

Consigne pour l’équipe JAUNE:

Elle doit défendre avec un bloc bas lorsque l’équipe rouge est en possession du ballon dans les zones A et B.

Lorsqu’elle récupère le ballon, l’équipe JAUNE doit tirer au but en 5 passes maximum.

Objectifs: conservation rapide du ballon et jeu vers l’avant pour une équipe, travail des contres attaques pour l’autre équipe.

Durée du travail :

2 x 12 minutes. Changer les consignes au bout de 12 min  de manière à ce que chaque équipe  travaille la conservation du ballon et la contra attaque.

Variantes :

Mettre un nombre limité de touches de balles en plus des limites de passes pour l’équipe qui joue la conservation du ballon.

Points de coaching:

- L’équipe qui joue la possession est encouragée à bien préparer dans son camp pour déplacer le bloc adverse puis à accélérer le jeu par des dribbles rapides vers l’avant ou combinaisons rapides (une-deux, jeu en triangle) dans le camp adverse.

- Concentration, circulation rapide et mouvements vers l’avant (appel en profondeur et de rupture) sont très important dans cet exercice.

- Plaisir.

Si vous avez des questions sur cet exercice n’hésitez pas à me contacter.

A bientôt,

Dylan Lienart